A nous la table !

Après les recettes de cuisine, mettons la table, pour que déguster le plat préparé soit vraiment une fête exquise. " L’homme d’esprit seul sait manger " Brillat - Savarin, gastronome. Ce qu’il voulait dire c’est que manger c’est de pouvoir faire d’un besoin légitime, un moment de fête et même un art. La qualité des plats, des boissons leur présentation, la décoration de la table, le plaisir de se retrouver ensemble contribuent à faire du repas, un temps privilégié de convivialité. Qu’il s’agisse du repas quotidien pris dans la cuisine ou du dîner de réception, l’esprit dit être le même.

Que faut-il donc faire ?

1) Dresser le couvert

Une jolie table ouvre l’appétit et il faut peu de chose pour la rendre accueillante. La table lorsque le repas n’est pas servi doit comporter ce qui est nécessaire au déroulement du repas : salière, poivrière, carafe d’eau ou bouteille d’eau minérale, bouteilles de vins sur des dessous de carafe. Il faut exclure l’huilier de la table puisque les plats sont assaisonnés avant d’être servis. Au milieu, un centre de table attend les plats. Vous disposez un morceau de pain dans chaque assiette, glissé dans une serviette ou posé à côté du couvert, à droite. On peut également en couper des tranches à l’avance dans une corbeille à pain.

Pour un repas simple, une jolie nappe de couleur et des sets de table suffiront.

Un grand dîner demande une nappe de damas blanc et des serviettes blanches. Dans le cas des plusieurs tables, et de nappes teintées, vous veillerez à l’harmonie des couleurs et éviter les bariolages.

Lorsqu’une maîtresse de maison dresse le couvert, elle doit s’assurer que ses convives jouissent d’un espace suffisant pour poser leurs mains et être à l’aise :


Une décoration florale simple, un ou deux bouquets disposés sur la nappe rendent aussi la table attrayante. Ces bouquets doivent être sans parfum et assez bas pour ne pas gêner la conversation. Menus et cartons portant les noms des participants ne sont utilisés que pour des repas de réception.

La disposition des couverts :

Ils sont placés à droite et à gauche de l’assiette dans l’ordre où ils doivent être utilisés en commençant par l’extérieur. Les fourchettes de table et à poisson se placent à gauche de l’assiette, pointes tournées vers la table le couteau à droite de l’assiette. Les portes - couteaux, destinés à protéger la table et les nappes et se posent à droite.

Les couverts à dessert ne s’installent à l’avance que dans des repas familiaux ou intimes entre l’assiette et le verre, pointes à l’intérieur. Un service classique comprend généralement trois types d’assiettes : les assiettes creuses destinées au potage, les assiettes plates pour les entrées et les plats de résistance et des assiettes plates plus petites destinées au fromage et au dessert.

Le nombre de verres mis devant chaque convive dépend de la solennité du repas et du nombre de vins. Un verre à eau et un verre à vin suffisent aux repas simples. Les verres se placent par ordre décroissant de taille, de gauche à droite : le verre à eau, le verre moyen dit verre à bourgogne, le plus petit verre à vin destiné au blanc. Dans un repas familial, la serviette est posée dans son porte serviette à gauche de l’assiette et dans un repas solennel, elle peut être pliée en triangle dans l’assiette ou posée en rectangle à gauche. Il faut éviter les dispositions trop fantaisistes.

Qu’il s’agisse d’un petit ou d’un grand dîner, bien se tenir à table fait partie de l’élémentaire du savoir - vivre. Il faut s ’habituer à une bonne position du corps Un gourmet n’est pas un glouton ; il sait retarder le moment de satisfaire ses désirs et ne s’affale pas sur la table ni ne se précipite sur les plats.

2) A table

Nul ne devrait s’asseoir avant que la maîtresse de maison n’est donnée le signal. Ensuite, les mains sont visibles, posées de chaque côté de l’assiette, le pouce replié. La serviette se déplie et se pose dans sa longueur mais non complètement déployée sur les genoux. Surtout ne l’attachez jamais au cou ! Quant aux couverts, ils se saisissent par le milieu du manche et ne se tiennent jamais verticalement. On se sert du couteau avec la main droite, l’index prenant appui sur le tiers haut de la lame tandis que la main gauche tient la fourchette. un couteau ne se porte jamais à la bouche.

Il faut attendre que tous les convives soient servis et que la maîtresse de maison ait entamé le contenu de son assiette pour commencer à manger. Elle doit s’assurer que personne n’a été oublié et elle donne le signal en prenant la première bouchée. Si les soins de la cuisine le requiert, elle peut demander à ses convives de commencer sans elle. Manger n’est pas dévorer. La politesse réclame que chacun suive le rythme général.

Toutefois n’oubliez pas qu’il ne faut pas :

- mastiquer bruyamment
- parler en mangeant
- aspirer le potage
- couper le pain avec le couteau mais le rompre
- fumer à table

Il me plaît de vous redire que " L’homme d’esprit seul sait manger " Brillat - Savarin, gastronome.

J’ai pensé à toutes ces mariées dont les nouvelles fonctions conjugales les conduira inévitablement vers l’art de la table et du repas. A tous je souhaite un bon appétit sur une table sur laquelle vous avez plaisir à manger.

C’est garanti, vous aurez la première recette la prochaine fois !

Sènami AMENOUNVE