Heureuse Coïcindence

Le 31 juillet est désormais consacré Journée panafricaine de la femme. Cette journée est chômée et payée pour les femmes travailleuses relevant aussi bien de la Fonction publique que du privé. C’est dire donc qu’en Afrique, les problèmes des femmes commencent à être pris au sérieux.

Cette année, la Journée panafricaine de la femme est placée sous le signe de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Il est vrai qu’en Afrique, le taux de mortalité des femmes donnant la vie reste élevé (115 à 500/100 000 contre 2 à 3/100 000 dans les pays développés). Votre mensuel Musow ne peut que se réjouir de l’heureuse coïncidence de la sortie de son douzième numéro avec la célébration de cette journée ô combien importante de la femme africaine.

Eh oui, cela fait déjà douze mois, c’est-à-dire une année, que vous lisez Musow ! Qui a dit que le temps ne file pas ?

Nous osons espérer que cette courte expérience aura contribué à l’émergence d’un dialogue franc et ouvert sur la situation de la femme au Mali et en Afrique. La situation de la femme occupant un poste de responsabilité, de celle qui marchande à longueur de journée devant un étal à tissus ou à poisson sec, ou encore de celle qui trime dans quelque village lointain de notre vaste continent en quête de bois mort ou de feuilles comestibles. Musow se félicite d’être le facteur de jonction entre toutes ces femmes.

Etant entendu que le sort de la femme reste le même partout, bien sûr avec quelques maigres variantes possibles, il va de soi que son combat demeure identique dans tous les pays. Ce combat portera en gros sur la prise en compte de ses préoccupations essentielles à savoir la reconnaissance des droits à l’égalité, à toutes les libertés, au travail, à l’instruction, à la conquête et l’exercice du pouvoir politique, au libre choix du conjoint et du mode de vie conjugale, à la propriété foncière, bref, à tous les droits fondamentaux de la personne humaine. Déjà, les élections générales de 2002 au Mali s’annoncent avec beaucoup de promesses pour les femmes, car les deux premières candidatures à ce jour exprimées sont féminines dont celle de notre invitée du mois. C’est le lieu de saluer le courage de ces deux citoyennes qui ne sont peut-être pas les seules Maliennes à postuler pour Koulouba.

En approfondissant le débat avec ses fidèles lectrices et lecteurs, Musow ne ménagera rien pour attirer l’attention sur la place de la femme africaine. Mais il mènera sa tâche avec sérénité, sans passion ni haine, convaincu que l’homme et la femme sont les deux faces d’une même pièce de monnaie.

En vous sachant gré de vous être intéressés à ce que nous faisons, nous vous souhaitons joyeux anniversaire, à vous femmes africaines et à vous, inconditionnels lecteurs et lectrices du magasine Musow.

La Rédaction