Sona Tata CONDE, chanteuse guinéenne

Mademoiselle, voudriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Mlle Sonna Tata Condé. Je suis artiste guinéenne. Je suis née à Kouroussa en Guinée. J’ai étudié jusqu’en classe de terminale, c’est à dire 12éme année série sciences sociales. Je n’ai pas voulu continuer les études supérieures au profit de l’école de musique. Je pratique ce métier par amour.

Pourquoi et comment êtes-vous devenue artiste ?

Je suis née dans une famille "semi-griotte" car ma mère est griotte et mon père est noble. Je peux dire que c’est le chemin de ma mère que j’ai emprunté pour devenir artiste. J’ai débuté ce métier sans problème. Et c’est en 1995 que j’ai commencé là chanter. J’ai produit mon premier album la même année.

Qu’est-ce qui explique vos rapports avec les artistes maliens ?

Le Mali et la Guinée sont comme deux poumons dans un même corps. Je veux dire que les artistes maliens et ceux de la Guinée sont des frères de même mère et père. La Guinée et le Mali sont deux pays qui ont les mêmes réalités sur tous les plans : économique, politique, culturel, social etc. A ma connaissance, je ne vois pas de barrière entre ces deux pays aussi bien que leurs artistes.

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confrontée dans ce métier ?

Dieu merci. Je n’ai jamais eu un problème depuis que je chante. Avec la bénédiction de mes parents (ceux de la Guinée et du Mali), je n’ai aucun problème. Vous savez, quant on fait très bien son travail, on a moins de problèmes. Et tout travail bien fait a ses avantages. Comme tout emédaille a son revers. Avec la contribution de mes auditeurs et collaborateurs, je suis toujours fière de ce que je fais.

Ce métier vous rapporte-il ?

Bien sûr. Sans vous mentir, je gagne ce que je dois gagner dans la transparence et le travail bien fait. Ce métier me profite. Une chose est quand même claire, depuis que j’exerce ce métier, je n’ai jamais subi un acte de trahison. Autrement dit, tous mes contrats sont toujours réalisés comme il le faut. Or, la plupart des problèmes des artistes se trouvent au niveau des contrats. Une fois qu’il n’y a pas de trahison au niveau des contrats tout marche bien. En tout cas, Dieu merci, j’ai titré profit de ce métier...

Source - "Le Malien", n°171 du 26 octobre 2000