Mme Aïcha AZAGANDO, propriétaire du salon "Aïcha Coiffure"

Le salon de coiffure de Mme Azagando se trouve sur la route de koulikoro à Korofina nord (Bamako). Elle répond à quelques questions posées par Mme Amégashie, notre talentueuse cuisinière...

Vos motivations ?

Mme Azagando : J’ai toujours aimé la beauté et j’ai choisi ce métier qui me permet d’être dans la mode et de rester en contact permanent avec de belles jeunes filles et de très belles dames. (sourires)...

Ou avez-vous appris votre métier ?

J’ai appris ce métier à Abidjan qui est l’un des pays en avance dans l’art de la coiffure africaine.

"Aïcha Coiffure" vous appartient ?

Non. Je suis venue à Bamako pour des raison familiales. J’avais déjà exercé à Lomé et comme j’ai retrouve chez les femmes maliennes, le même désir de se rendre belles, je me suis dit, pourquoi ne pas reprendre mon salon à Bamako ? Et voilà comment tout à débuter ! (rires)

Des difficultés rencontrées au moment de votre installation ?

Effectivement, ce ne fut pas exempt de difficultés. J’ai commencé par ouvrir un coin chez moi. Ensuite j’ai cherché une boutique. Ce qui n’a pas été facile... Les équipement coûtent horriblement chers à Bamako. J’ai dû investir beaucoup avant d’avoir ce salon que vous connaissez aujourd’hui.

Quelles sont les difficultés que vous continuer à rencontrer dans l’exercice de ce métier ?

Vous savez, lorsque l’on travaille avec les femmes, on doit être disponible. Je comprends cela, étant femme moi-même. Je ne ménage donc aucun effort pour les rendre encore plus belles.

Vous habillez également les mariées... Un mot sur le mariage au Mali.

En habillant une mariée, deux sentiments m’animent : la tristesse et la joie. Tristesse parce je vois cette femme qui va rentrer dans l’engrenage du foyer. Et joie, car un mariage réussi est toujours tellement beau ! Alors je prie de tout coeur pour chacune de ses femmes. Quelles sont vos satisfactions ?

Elles sont d’ordre morale et financière. Le côté morale m’apporte beaucoup plus...

Quels conseils donneriez-vous à celles qui veulent embrasser une carrière comme la vôtre ?

Il leur faut du courage et de la patience. C’est un beau métier qui mérite bien un peu de sacrifice. Il faut également une grande disponibilité. Avec le sourire on peut arriver à faire de ces dames, même les plus difficiles, des amies...

2000