Africanova 2001 : Festival Africain de la coiffure et de la Beauté

Après le succès international d’Africanova 1999 qui s’est ténu à Abidjan (Côte d’ivoire), la confédération Africaine de la coiffure et de l’esthétique en partenariat avec la confédération internationale de la coiffure ont présenté le festival Africain de la coiffure et de la beauté du 14 au 15 Janvier 2001 au Palais des congrès de Bamako. A travers cette prestigieuse manifestation les professionnels de la mode ont pu développer des échanges et promouvoir leur activité. L’ équipe de Musow.com a rencontré des organisatrices et des participantes à Africanova 2001 dont certaines nous livrent ici leurs sentiments.

Kadiatou Sanogo dite MOZA :
Je suis la promotrice du salon de coiffure "MOZA- coiffure" situé à Média coura face à l’hôpital Gabriel Touré et je suis vice présidente de l’association des coiffeurs du Mali.

Quel est le concept d’Africanova ?
KS Moza : Africanova est un salon de la coiffure et de la beauté. Il permet l’échange de culture entre l’Afrique et le reste du Monde. Grâce aux expositions et aux différents concours internationaux, Africanova est un point de rencontre pour tous ceux qui oeuvrent au service de la beauté africaine. Il constitue également un marché important d’échange entre fabricants et distributeurs de produits cosmétiques en Afrique et dans le monde. En marge la fête proprement dite il y a eu des expositions de bijoux et la présence de créateurs de mode.

Pourquoi Africanova au Mali ?
KS Moza : Le déclic s’est produit lors du festival national "Afro-coiffure du Mali" qui fût un véritable étalage du savoir-faire malien dans une richesse inestimable, ce qui a été fantastique. Les organisateurs d’Africanova présent à Bamako ont alors décidé de faire profiter les coiffeurs maliens de l’aura de cette manifestation. L’une des ambitions de Africanova est non seulement d’être un événement panafricain mais aussi permettre un développement à travers le métier de la coiffure et de la beauté.

Parlez-nous un peu de l’organisation cette manifestation...
KS : Il a été créé ici un comité d’organisation qui n’a ménage aucun effort pour la réussite de Africanova 2001 à Bamako. Ce comité était sous la direction de Madeleine Tall présidente de l’association des coiffeurs du Mali. Il y a eu beaucoup d’ échanges comme la visite à plusieurs reprises des coiffeurs maliens en côte d’ivoire (dernier pays en date de l’organisation de Africanova) et aussi nous avons enregistré la visite et le stage de certains coiffeurs ivoiriens pour leur perfection en coiffure traditionnelle.

Selon vous, quelles ont été les grandes innovations de Africanova 2001 ?
Mme Djénéba Konaté : Je suis la promotrice du salon "Kandioura coiffure".
A la différence de Africanova 1999, l’accent a été mis sur l’Afro-coiffure, qui mettra en compétition près de 300 candidates. Cette discipline nous permettra de présenter plusieurs modèles mais surtout la plus grande participation des coiffeurs de l’informel c’est à dire ceux qui sont aux marchés et aussi dans les vestibules. Africanova cette année a été beaucoup plus Africain et beaucoup plus traditionnel.

Aviez-vous rencontré des difficultés tout au long de cette rencontre ?
DK
 : Mes difficultés ont été d’ordre financier et je crois que c’était pareil pour beaucoup de coiffeurs. Tenez ! l’inscription pour le concours Africanova d’or 2001 s’élevé à 40000 F cfa pour trois coiffures différentes sur deux mannequins ( coiffure de ville, de soirée et coiffure traditionnelle) et à 50000 Fcfa pour la démonstration artistique.

Nous revenons à Moza, en tant que coiffeur et vice présidente de l’association des coiffeurs du Mali pour recueillir les mots de la fin et nous dire les retombés de Africanova.
KS
 : Africanova qui est une manifestation qui oeuvre à faire en sorte que les coiffeurs puissent vivre de leur métier et être reconnus tant sur le plan national que sur le plan international ; ceci est primordial. En dehors des échanges d’expérience, Africanova 2001 a été la victoire de tous les coiffeurs et esthéticiens maliens et non pas seulement le lauréat de Africanova d’or.