Salimata Coulibaly, mannequin

Age : 21 ans Taille : 1m 85 Poids : 56 kg

Etudiante en deuxième année de Marketing, Salimata dite Fifi est absolument charmante. Je sens que je fais des jaloux rien que par le fait d’être en sa compagnie. Inutile de vous dire qu’elle ne passe pas inaperçue et que donc, notre entrée fut des plus remarquée dans cette pâtisserie dont je tairais le nom ;-). Nous sommes à peine installés que je commence déjà à lui poser mes questions...

Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans ce métier qui passionnent tant les jeunes filles ?

(sourire ravissant - croyiez-en ma "grande" expérience ;-) Depuis toute petite déjà, je rêvais d’être mannequin comme ma grande sœur et souvent je me joignait à elle lors des répétitions. Le coiffeur français Alain Devers coiffant Fifi sur scène lors du défilé de coiffures africaines, Africanova, présenté à Bamako, au Palais des Congrès en 2001.

L’artiste n’a mis que 10 mn pour réaliser son chef-d’oeuvre...

J’ai fait mon premier défilé en 1997, à 17 ans, puis en 1999 je suis partie à Abidjan avec d’autres mannequins pour un grand défilé de coiffures africaines, Africanova. A mon retour, j’ai continuer à travailler avec Mah Sissoko, la dame qui nous avait fait participer à ce défilé. Elle est promotrice de l’agence de Mannequinat Kemouna qui existe d’ailleurs toujours. J’ai passé deux ans au sein de cette agence puis j’ai décidé d’arrêter pour des raisons personnelles.Je viens juste de rentrer du Cameroun où j’ai pris part à un défilé à l’occasion de l’anniversaire de First Model, une grande agence camerounaise. C’était super bien j’ai beaucoup aimé !

Comment faites-vous pour supporter la critique des personnes qui pensent que c’est un milieu "peu recommandable" ?

(un autre de ses sourires - je sens que je fais des jaloux même sur le net ;) La critique je m’en soucis très peu ; les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent et quand on a rien à se reprocher, pourquoi s’en soucier ? Moi je penses qu’on y entre avec son éducation, bref sa manière de vivre et l’important c’est de savoir que nous (les mannequins) sommes le miroir de nos familles respectives. Cela fait quatre ans que j’évolue dans ce milieu et je peux vous assurer qu’en tout cas, chez nous au Mali, ce n’est pas un milieu si "peu recommandable" même si certaines personnes pensent le contraire.

Les défilés de mode vous permettent-ils de joindre les deux bouts ?

Je ne défile pas pour gagner de l’argent et pouvoir joindre les deux bouts, je défile car cela me plais. par ailleurs, ici, c’est très mal payé et on ne peut pas en vivre.

Les mannequins sont-ils à la merci des promoteurs, des stylistes, en tout cas pour celles qui veulent percer dans ce métier ?

Non je dirais plutôt que le mot "merci" est trop fort, disons plutôt que les mannequins ont besoin des stylistes et vis-versa.

Avez-vous fait l’objet de harcèlement, de chantage pendant votre travail ?

Non. Pour ma part, vraiment, je n’ai pas connu ces phénomènes déshonorants.

Vos rapports avec les autres mannequins ?

On est très amis et on s’entend très bien quoique parfois il y aient quelques malentendus, mais après, tout rentre dans l’ordre.

Le mannequinat vous laisse-t-il le temps de faire des études ?

Le mannequinat ne m’empêche nullement de faire mes études. Ce n’est qu’un passe temps.

Etes-vous une jeune femme heureuse ?

Oui je suis heureuse car j’aime ce que je fais. J’adore être sur scène ! (Dieu merci : voilà enfin une personne qui reconnaît son bonheur !)

Un mot pour toutes celles qui rêvent de faire comme vous ?

J’encourage les filles qui veulent devenir mannequin à s’intégrer. Moi personnellement le mannequinat m’a fait découvrir des tas de choses merveilleuses comme les voyages à travers l’Afrique. La scène m’a permis de m’épanouir et vraiment si c’est à refaire je n’hésiterais pas une seule seconde ! Alors si vous avez le physique adéquat, pourquoi ne pas tenter votre chance ? (Avis aux amatrices - fin de l’interview et, après un dernier beau sourire, la belle me quitte...).

Propos recueillis par Séga Sissoko © musow.com- 2002