Ki Alidia Julie, Miss Sahel 2006 : Une vraie perle d’Afrique

Si le chef d’œuvre existe en création divine, elle en est un. La nature a doté Mlle Ki Alida Julie d’une beauté angélique. Et sa couronne de Miss Sahel 2006 est loin d’être usurpée car elle est une vraie reine de la beauté sahélienne.

« Alida est une merveilleuse créature. C’est une très belle perle noire » ! Ce commentaire qui n’a rien de complaisant s’adresse à Ki Alida Julie, cette élégante Burkinabé couronnée Miss Sahel 2006 le 9 septembre dernier à Bamako. Et l’admiratrice n’est autre que Mme Bouzas Rosie Kabundi, une ancienne Top modèle devenue promotrice de l’Agence En Vogue, initiatrice du concours Miss Sahel.

A 19 ans, sur ses 1,90 m pour 65 Kg, cette sublime célibataire a fait chavirer le cœur du public et surtout des quatre membres du jury par sa beauté étincelante, son calme olympien, son excellente culture générale et sa parfaite maîtrise de la langue de Molière.

Etudiante en 1ère année médecine, elle est une passionnée de la lecture, de la musique et de la nature. Elle est d’une beauté à intimider le plus audacieux des Don Juan. Et pourtant, elle a l’abord facile et met tout de suite à l’aise par son humilité et sa courtoisie.

Son sacre du 9 septembre 2006, l’a rendu naturellement heureuse. « C’est un sentiment de fierté que je ressens pour avoir honoré mon pays, le Burkina Faso, dans cette élection Miss Sahel 2006. C’est une immense joie pour moi que de remporter cette couronne, surtout que c’est la première édition de ce concours de beauté », dit-t-elle avec une éloquence charmeuse.

Très humble et conscience de son charme naturel, Alida est venue dans la capitale malienne déterminer à jouer sa chance.
« Vous savez, quand on se présente à une élection Miss, on nourrit quelque part un petit espoir de remporter la couronne. Mais, comme on le dit, la beauté est relative. On n’est jamais trop sûr de soi. Je suis venue à Bamako sans être trop sûre de moi, mais avec l’espoir d’honorer mon pays dont j’étais l’une des ambassadrices », nous dit-elle entre deux sourires radieux.

Elle a honoré son pays de la plus prestigieuse des manières en lui offrant la première ambassadrice de la beauté sahélienne. Et elle commence à prendre goût au port des couronnes puisqu’elle est déjà la première dauphine de Miss Université 2006 au Burkina.

Une cardiologue engagée

Etudiante en médecine à l’Université de Ouagadougou, Alida Julie nourrit comme ambition la spécialisation en cardiologie. Elle compte également se battre pour la paix dans le monde et la scolarisation des filles. La reine de la beauté sahélienne s’engage à « à sensibiliser les populations africaines à scolariser davantage de filles. La scolarisation de la fille a beaucoup d’avantages pour la famille, la communauté et le pays. "Si je n’avais pas été scolarisée, peut-être que je ne serais pas là aujourd’hui à répondre à vos questions pour avoir honoré ma famille et mon pays".

Et elle ne manque pas déjà d’argument pour son plaidoyer. « Je veux convaincre les parents à donner autant de chance aux filles qu’aux garçons. Les filles ont les mêmes chances de réussite dans la vie que les garçons. Mieux, généralement, elles sont plus sensibles aux difficultés des parents que leurs frères. C’est dire qu’elles ont leur place dans nos familles et dans notre société », défend cette sublime sirène du Yennega.

En dehors de la scolarisation des filles, elle compte également mobiliser les associations, les ONG, les décideurs... en faveur des filles défavorisées comme les orphelines du VIH/Sida.

La beauté facteur d’intégration

Pour la nouvelle ambassadrice des Sahéliennes, « en Afrique, les gens n’apprécient pas beaucoup les concours de beauté. Mais, je voudrais qu’ils sachent d’abord qu’une élection comme Miss Sahel est avant tout un échange de cultures. A Bamako, sept pays se sont retrouvés. C’est donc autant de cultures qui ont eu à échanger. Ce qui en fait un facteur d’intégration. Pour juger les concours de beauté, les gens ne doivent pas se focaliser uniquement sur leurs préjugés, ils doivent également analyser les aspects positifs ».

Déjà investie de sa mission d’émancipation et consciente de ses responsabilités à l’égard de ses camarades d’âge, Alida ne peut qu’encourager les jeunes à se battre pour réussir dans la vie. « Les filles doivent s’affirmer dans la société en faisant leur preuve dans tous les domaines. Elles ne doivent pas se résigner face aux préjugés et aux difficultés. Elles doivent montrer qu’elles ont la volonté de réussir et qu’elles méritent d’être soutenues dans leurs actions et initiatives. Aux hommes, je demande de toujours soutenir leurs filles, sœurs et conjointes », conseille la reine du Sahel.

Ne serait-ce que pour cette grande sagesse et cette étonnante clairvoyance, Alida mérite amplement sa couronne !

Aïssata Bâ





BEAUTE

Alida Julie couronnée Miss Sahel

Ce 9 septembre 2006, le Centre international des conférences de Bamako a été illuminée par l’éclat de la beauté des Sahéliennes. Cette nuit, il a abrité la finale de la première édition de l’élection de « Miss Sahel 2006 ». Une initiative de l’agence En Vogue. Cette soirée a couronné Mlle Alida Ki Julie du Burkina comme la reine de la beauté sahélienne.

A 19 ans, Alida est une superbe créature sur ses 1,90 m pour 65 Kg. Cette sublime célibataire a fait chavirer le cœur du public et surtout des quatre membres du jury par sa beauté étincelante, son calme olympien, son excellente culture générale et sa parfaite maîtrise de la langue de Molière.

Etudiante en 1ère année de l’Ecole de médecine, elle est une passionnée de la lecture, la musique et de la nature. Son ambition est de se spécialiser en cardiologie. Elle compte également se battre pour la paix dans le monde et la scolarisation des filles.

En plus de la couronne, la nouvelle fée du Sahel a reçu une enveloppe de 1 300 000 millions de FCFA, un billet aller/retour Ouagadougou-Londres-Ouaga et de nombreux autres cadeaux fait par les sponsors de cette merveilleuse soirée.

La seconde ambassadrice de la beauté sahélienne s’appelle Mlle Aïchata Foundiangui Léa Coulibaly. Ivoirienne, elle a 23 ans. Sur ses 1,74 m pour 55 Kg, elle n’a pas froid aux yeux. Entre elle et Alida, ça s’est joué au détail près.

Polyglotte (français/anglais), Mlle Coulibaly est titulaire d’un BTS (Brevet de technicien supérieur) en comptabilité et finance. La musique et les randonnées sont ses passe-temps favoris. Son rêve, devenir expert comptable.

En attendant, elle n’aura aucun problème à gérer les 700 000 F CFA que sa place de 1ère dauphine lui a valu. Sans compter le billet d’avion Abidjan-Paris-Abidjan, une trousse de beauté et beaucoup d’autres cadeaux.

Les Malienne sont généralement réputées pour leur beauté captivante. Mais, pour cette élection, elles se contenteront de la couronne de seconde dauphine à travers Mlle Fatoumata Kéita.

Etudiante en 4e année marketing et communication, elle a 24 ans bien portés sur ses 1,75 m pour 55 Kg. Elle rêve de s’imposer dans un milieu où peu de femmes se hasardent : l’entreprenariat !

Grande amatrice de la bonne cuisine, elle a aussi un faible pour le cinéma, Internet, la lecture, le sport et la musique. Sa couronne lui offre l’occasion de faire un voyage Bamako-Accra-Bamako en plus de nombreux cadeaux reçus en reconnaissance de son charme charmeur.

Très généreuse, Rosie (promotrice de l’Agence En Vogue) a offert un trophée à chacune des 14 postulantes. Il faut souligner que les postulantes de la grande finale étaient Alida Julie, Sonia Marie Ouédraogo, Mariama Sawadogo (Burkina Faso) ; Aïchata Coulibaly, Saran Touré et Assitan Traoré (Côte d’Ivoire) ; Mariam Sow de la Guinée, Fatoumata Kéita, Alima Simpara et Mariam Tall (Mali), Djamissa Datté et Aïchata Ziombara du Niger, Fatou Bintou Faye du Sénégal et Dembaye Mogodé du Tchad. Autant d’ambassadrices désormais engagées en faveur de la scolarisation des filles dans le Sahel, une grande préoccupation de En Vogue !

Moussa Bolly






MME BOUZAS ROSIE KABUNDI, DIRECTRICE D’EN VOGUE

« La réussite est une question de volonté et non de sexe »

Dynamique, Mme Bouzas Rosie Kabundi a réussi à faire de En Vogue, créée en 2002, l’une des meilleures agence de mannequinât d’Afrique. A travers le concours Miss Sahel 2006, elle a fait d’une pierre deux coups : mettre en relief la beauté sahélienne voire africaine et promouvoir la sensibilisation en faveur de la scolarisation des filles. Elle s’est confiée à Musow... Interview !

Musow : La première édition de Miss Sahel a vécu. Elle a été une grande réussite par rapport à la mobilisation et la qualité des participantes. Vous devez être une directrice heureuse aujourd’hui ?

Rosie : Très heureuse ! Nous avons gagné notre pari. Nous avons relevé le défi d’organiser un événement d’une telle envergure. Mobiliser les gens autour de l’événement et réussir à l’organiser dans des conditions optimales étaient de vrais défis auxquels nous devrions faire face. Nous avions eu les invités souhaités, le public a fait massivement le déplacement. Il est vrai qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais je pense que l’organisation a été à la hauteur des attentes de nos invités. Les gens ont beaucoup apprécié le décor, surtout « la porte de Bamako » (porte d’accès à la salle de l’élection) qui est une initiative de mon époux (M. Angel Bouzas, un expert minier). L’un des aspects difficiles à maîtriser dans ce genre d’événements, c’est la programmation. Généralement les organisateurs ont du mal à maîtriser le programme de la soirée. Mais, nous avons parfaitement maîtrisé notre programme. Cela est une vraie prouesse. Je remercie toute l’équipe de En Vogue, nos partenaires et ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de cet événement.

Musow : Que pensez-vous de l’heureuse élue de cette année, Mlle Ki Alida Julie ?

Rosie : Alida est une merveilleuse créature. Elle est très belle, c’est la vraie perle noire que nous recherchions. Et ce qui encore merveilleux et admirable chez elle, c’est qu’elle a un grand cœur. Je pense qu’elle réunit sincèrement toutes les qualités physiques, intellectuelles et morales que nous avons déterminées comme critères de l’élection.

Musow : Pourquoi avez-vous placé cette première édition particulièrement sous le signe de la scolarisation des filles ?

Rosie : C’est une élection qui concerne les femmes. Et c’est la femme qui peut mieux défendre la cause de sa sœur, de sa fille... Par ce thème, nous voulions attirer l’attention de nos invités, des décideurs et des communautés sur la situation généralement peu enviable de nombreuses filles dans nos familles voire dans notre société. Elles sont de plus en plus nombreuses dans la rue, aux carrefours de nos centres urbains pour vendre, travailler, mendier, etc. Ce qui en font des proies faciles pour les proxénètes par exemple. Nous pensons que la scolarisation des filles est l’un des meilleurs moyens de les protéger contre des fléaux comme les pires formes du travail, la mendicité, la prostitution... C’est la meilleure stratégie pour leur garantir un avenir radieux et faire également d’elles des actrices compétentes du développement de nos Etats. C’est ce message que les candidates étaient chargées de véhicules, chacune à sa façon.

Musow : Revenons à votre agence. Qu’est-ce qui vous a motivé a lancé En Vogue ?

Rosie : C’est une entreprise qui existe depuis quatre ans. Je venais d’arriver au Mali et je venais juste d’accoucher. Je n’avais donc rien à faire et cela m’ennuyait. Un jour, j’ai été mangé au resto avec des copines. Je leur ai parlé de mon parcours de mannequin à Accra (Ghana) et de mon expérience dans la formation des mannequins. Elles ont trouvé cela génial et m’ont encouragé à investir ce domaine au Mali. J’ai par la suite rencontré une dame qui voulait organiser un défilé de mode en lui proposant de lui former rapidement des mannequins. Elle a accepté ma proposition et une semaine après elle avait ses mannequins. Les gens ont beaucoup apprécié et m’ont encouragé à m’investir davantage dans ce domaine. Voilà comment tout est parti.

Musow : Est-il est aisée d’être une femme dans ce milieu presque monopolisé par les hommes ?

Rosie : L’homme et la femme ont les mêmes facultés, ils peuvent donc avoir les mêmes compétences. Je pense que la réussite professionnelle est avant tout une question de volonté et de passion. On ne peut réussir dans aucune entreprise si l’on n’a pas l’amour de ce que l’on fait et la volonté de le faire. Les hommes sont le plus souvent les obstacles aux initiatives de leurs compagnes. Dieu merci, je n’ai pas ce problème parce que mon mari me soutien énormément dans mes initiatives. Nous échangeons sur mes projets et il me donne beaucoup d’idées.

Musow : La passion, la volonté ! Est-ce là le secret de votre réussite ?

Rosie : Evidemment ! J’aime tout ce que je fais et je me donne à fonds pour réussir les objectifs que je me suis assigné à travers mes projets. Je ne m’assoie pas pour regarder les gens travailler. Je suis toujours aux côtés de mes agents et lors de nos activités je veille avec eux souvent jusqu’à l’aube. Je tiens à vérifier personnellement que tout marche bien et que l’organisation est parfaite. Quand je me fixe un but, tant que je ne l’atteigne pas, je ne me permets pas de repos. Quand on a l’amour et la volonté de ce que l’on fait, la réussite vous sourira un jour, que l’on soit homme ou femme.

Musow : En 2005, En Vogue a organisé beaucoup d’opérations humanitaires. Qu’est-ce qui motive un tel engagement social ?

Rosie : Cela est lié à l’amour que toute femme porte en elle. Quant on m’a parlé des enfants de I’As¬sociation malienne de lutte contre les défi¬ciences mentales (AMALDEME), j’ai été très touchée sans même les avoirs vus. Je l’ai été davantage quand je me suis rendue dans le centre. J’ai vu que ces enfants déficients mentaux ont besoin de nous. Je me suis dit que si je ne m’étais pas déplacée, je n’allais pas savoir dans quelles conditions ils vivaient. Beaucoup de personnes nanties ignorent ses enfants et leurs problèmes. Nous avons décidé de les mettre devant les faits en faisant défilé les enfants de l’AMALDEME le 1er juillet 2005 aux côtés de mannequins profession¬nels. C’était pathétique, émouvant. Cette soirée de gala était destinée à collec¬ter des fonds pour aider l’association dans la prise en charge de la déficience mentale chez l’enfant. Nous avons vendu aux en¬chères un tableau de l’ar¬tiste-peintre, Amara Sylla. D’une valeur nominale de 50 000 FCFA, la toile a fini par être adjugée à 155 000 FCFA. L’agence a également offert à l’AMALDEME 500 000 F CFA et d’autres dons en nature. Pour moi, c’est le meilleur spectacle que nous avons organisé. Cela m’a beaucoup marqué, j’étais émue aux larmes. En décembre dernier, nous avons également organisé une soirée de bienfaisance pour le soutien aux orphelins du Sida.

Musow : Quels sont vos projets immédiats ?

Rosie : Une soirée de bienfaisance sera organisée au mois de décembre 2006 à l’honneur de la Miss Sahel. Une partie des bénéfices réalisés lors de cette manifestation sera versée à une structure désignée par le comité d’organisation de Miss Sahel (COMS) pour son engagement dans une cause humanitaire, particulièrement dans la scolarisation des filles. Nous allons bientôt organisée un grand défilés de mode avec sept stylistes de nationalités différentes. Cet événement sera rehaussé par la présence de la Miss Sahel 2006 et de ses deux dauphines.

Propos recueillis par Aïssata Bâ

Contact de l’AGENCE EN VOGUE : QUINZAMBOUGOU, Rue 550, Porte 12, (Derrière le lycée CFTQ)

Tél. : (223) 221 88 17, 644 85 87 ou 623 27 22
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06 octobre 2006.