La perle des falaises

Déné Issebéré, un talent sûr des falaises du pays Dogon qui était, il ya seulement un mois, devant la presse malienne pour la dédicace de son premier album Opogo. Pendant une demi-heure, Déné a tenu en haleine ses invités en enchaînant certains titres de son chef-d’oeuvre de sa carrière débutante. C’était en présence de ses parents, amis ainsi que d’autre artistes. Après les festivités, Musow a reçu la star montante dans ses locaux pour le plaisir de tous. Elle nous a parlé d’Opogo, de ses inspirations ainsi que des ambitions.

Voici les propos...

Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

J’ai 21 ans, étudiante en 3ème Anglais à la Faculté des Langues, des Arts et les Sciences Humaines (FLASH). Je suis du signe gémeaux.

Comment êtes-vous arrivée à la musique ? Aviez-vous une quelconque prédiposition ?

Au fait, j’aime chanter et j’ai été bercée aux rimes de la poésie et au charme de la comédie. Je suis née d’un père poète et d’une mère comédienne. J’ai grandi à côté de ces artistes en poste de diplomate en Algérie. J’ai été éprise de l’art mélodique et surtout influncée par les variétés françaises et américaines qui remplissaient mes temps libres. A notre retour ici, j’ai intégré le lycée français Liberté où j’ai continué à chanter lors des cérémonies organisées par mon établissement. Je n’ai pas eu de problèmes pour concilier les études et la musique, même s’il m’arrive parfois de donner la priorité aux études !

Comment ont reagi vos parents par rapport à la musique ?

(Rire). Ils n’ont jamais été réticents à ce que je fait. D’ailleurs, mes premières chansons me fûrent apprises par ma mère et je recevais des instruments de musique en guise de cadeaux de la part de mon père.

Parlez-nous du début de votre carrière musicale...

J’ai été choriste de Techno Issa avec lequel je viens de boucler une tournée le 31 octobre dernier, de Neba Sol, deKing Da Ja (groupe de rap). Ces différentes expériences m’ont permis de travailler d’avantage ma voix et d’acquerir un certain professionalisme musical.

Qu’est-ce qui vous inspire le plus ?

Tout ce qui se passe autour de moi, dans la société et surtout, je denonnce la méchanté de l’Homme.

Parlez-nous brièvement de Opogo...

Opogo est le nom de premier album sorti sur cassette audio et le même album s’appelle Djigui sorti en CD. C’est un album de huit titres produits et distribués. Il est la combinaison de sonorités Rap, Raga, Folk, etc. Il a été arrangé à partir d’instruments traditionels et modernes. Que pensez-vous de la piraterie (des K7) ?

Tout a été dit sur ce fléau qui nuit à la musique et s’il n’y a pas eu d’effets, je pense que c’est surtout dû à un manque de cohésion réelle entre les artistes, les producteurs. Je préconise une manière révolutionnaire : compter sur soi et ne jamais se lasser dans cette lutte !

Qu’avez-vous à dire aux jeunes artistes ?

Je demande aux jeunes artistes d’arrêter de profiter des tournées pour immigrer. Ils peuvent rester au pays et persévérer dans le travail. La réussite est au bout de l’effort. La musique peut nous être une ressource culturelle exportable, si on s’y met avec l’aide de l’état et des sponsors.

Fan de Kandia Kouyaté, de Oumou Sangaré, de Mariah Carey et de Lara Fabian, Déné, à travers Opogo, nous donne une ébauche de son talent. Elle nous apprend qu’elle déteste le mensonge, l’hypocrisie, l’infidélité. Elle est stricte sur la ponctualité et enfin aime vivre son temps.

L’équipe de Redaction de Musow, souhaite beaucoup de courage et une bonne continuation à la perle des falaises.

Propos recueillis par Séga Sissoko