Une sénégalaise au cœur des NTIC

Webmaster à RFI (Radio France Internationale) ; Fatou Gassama est une jeune femme sénégalaise d’une trentaine d’année. Epanouie et à l’aise dans son domaine, Fatou est une de ceux qui nous informent sur le déroulement de la CAN 2002 au Mali.

Après le bac, un court passage à l’Ecole Nationale d’Administration Publique de Rabat au Maroc, permet à Fatou de se rendre compte que là n’était pas sa vocation. Elle décide alors d’aller en France pour des études de communication. Après six années d’études, et munie d’un diplôme d’ingénieur, la jeune femme se retrouve dans l’équipe Web de RFI. Nous l’avons rencontrée à la rédaction Internet de RFI pour la CAN 2002.

Si vous nous parliez un peu de votre cursus ?

Après le bac, arrivée à Paris, j’ai fait un an en Communication et Action Publicitaire puis j’ai intégré l’Institut Universitaire Professionnalisé en Audiovisuel sur concours pour en sortir comme Ingénieur Maître en Communication Multimédia. Cette formation englobe plusieurs spécialités telles que : Presse écrite- Reportage- Journalisme télévisuel- Radiodiffusion... Après un stage à FR3 en Bretagne et à TV5, j’en ai eu assez des boulots à mi-temps ! et j’ai donc décidé d’approfondir mes connaissances dans le domaine du Multimédia pour augmenter mes chances sur le marché de l’emploi. Je me suis inscrite au Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme (CUEJ ) de Strasbourg où j’ai fait un GTI (Gestion des Technologies de l’Information) et d’où je suis sortie Webmaster.

Comment vous êtes-vous retrouvée retrouvée à RFI ?

Après ma formation, j’ai fait un stage à l’INRIA en tant que Webmaster avant d’en effectuer un autre à RFI où j’ai été embauchée par la suite...

Vos relations avec vos collègues ?

Ça se passe vraiment bien ! Je me suis bien intégrée en France. Je ne sens pas du tout la différence.

Pensez-vous que c’est un travail d’avenir ?

Internet se développe de jour en jour ainsi que tout ce qui va avec également ! Les sites web englobent aussi bien la presse écrite que la presse audiovisuelle. C’est une vraie révolution ! Ce qui est bien dans ce boulot, c’est que tu peux travailler partout où tu te trouves avec une connexion Internet et un PC bien sûr.

En quoi consiste vos taches en cette période de CAN ?

J’informe les Internautes à temps réel ! Durant le match, je suis devant la télé et le PC avec l’aide d’un journaliste spécialiste du football africain qui me donne toutes les actions intéressantes du match, minute par minute ; d’un informaticien qui s’occupe de la bonne marche du réseau et qui me capture les buts. Je suis aussi chargée de la mise en ligne des articles concernant la CAN (à cet effet on a ouvert un site entièrement consacré à la CAN), du programme au jour le jour, des résultats des matchs et la retransmission audio des matchs sous formats Real Player et Windows Media Player.

Je suis également chargée de mettre en place le dispositif technique des chats (boîte de dialogue) que nous organisons et qui permet aux Internautes de dialoguer en ligne et en direct avec les invités.

Je vois que vous êtes la seule femme du groupe !

(rires) Aucune différence ! Je suis leur "copain" et tout se passe bien.

Quelle message avez-vous pour vos sœurs africaines ?

Je trouve que les femmes africaines sont des battantes et je les encourage à le demeurer.

Comment avez-vous trouvé Bamako ?

Par manque de temps, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de voir Bamako et de discuter avec les maliens. J’ai surtout fréquenté des étrangers qui sont aussi là pour la CAN mais j’espère que la prochaine fois, j’aurai plus de temps pour visiter la ville.

Propos recueillis par Bintou Mariko

2002