Nouvel habillement plus court, plus moulant : L’”OPNI” (objet porté non identifié)

Nos filles et nos soeurs, on ne sait pourquoi, se sentent de plus en plus obligées de porter tout ce qui nous vient de l’Occident. “Toujours plus court, toujours plus moulant”, devrait être le slogan chez elles.

On peut comprendre que, dans l’adolescence, elles puissent suivre la mode pour démontrer qu’elles sont branchées, mais la mime à l’extrême dénote voire met à nu (c’est le cas de le dire) un niveau de compréhension et de perception à marée très basse.

Il n’est qu’à voir certaines, la majorité d’ailleurs, sur le chemin de l’école, on en vient presque à oublier qu’elles y vont pour apprendre les vraies choses de la vie, celles qui font avancer vers le meilleur.

D’où nous vient cette attirance qu’ont nos filles de vouloir ressembler vaille que vaille aux autres ?

En premier lieu, il y a les séries télé qui font un effet certain : voir les petites américaines, brésiliennes, mexicaines ou françaises habillées en “mini ceci-cela” les poussent à l’imitation.

En second lieu, il y a les magazines-people dans lesquels les stars font la démonstration de leur fortune et en même temps de leur ignorance par les habits qu’elles portent devant leurs fans.

Une troisième façon d’attirer nos filles vers l’”OPNI” (objet porté non identifié) arrive et s’installe dans la durée chez nous : ce sont les mannequins, l’espèce humaine en bois, en plastique, en polystyrène ou en métal.

En fait, ces mannequins existaient mais en faible nombre et, de plus, ils étaient habillés chez les couturiers de façon traditionnelle : bazin brodé, grand-Dakar...

Aujourd’hui, le “textile chinois“, aidant, ils envahissent les boutiques de prêt-à-porter et ne cessent d’être retenus pour modèles par nos jeunes filles.

On comprend, dès lors, la démission des parents aidant aussi, qu’une jeune fille puisse, sans sourciller, se vêtir un peu comme à l’âge de la pierre taillée : pantalon moulant ou muni jupe à fente et simple cache-nichon à cordage dévoilant tout le dos avec, en prime le nombril dehors !

HAIDARA ML- Nouvel Horizon

Décembre 2006.