Mme Diakité Adja Bani Kébé, une conseillère conjugale : Une colombe au service des ménages

Conseillère conjugale ! Voilà un métier que Mme Diakité Adja Bani Kébé exerce avec engouement et efficacité après 15 ans d’expérience comme secrétaire dans la fonction publique.

« Créer un climat de confiance, de compréhension, d’entente, d’entraide et surtout d’amour dans un couple » ! C’est la quintessence du travail d’une conseillère ménagère. Et c’est la noble mission que Mme Diakité Hadja Bani Kébé s’est assignée après 15 ans de service comme fonctionnaire de l’état. « Je me suis tournée vers ce qui était vraiment ma vocation : aider mes sœurs et filles à réussir leur vie de couple ! », indique cette épouse exemplaire, mère de 4 filles et 4 garçons et grand-mère de 15 petits enfants.

Notre conseillère exerce ce métier comme héritage. « Ma grand-mère, qui détenait beaucoup de savoirs dans ce domaine, m’a léguée son patrimoine. Et mes recherches personnelles m’ont permis de me perfectionner et d’élargir ma gamme de prestations. J’ai donc développé une vraie passion pour ce métier », nous explique-t-elle.

Réputée au-delà même du pays, Mme Diakité est consultée par toutes sortes de femmes, de tout âge (célibataires ou mariées) et de toutes les conditions socioéconomiques. Et même des hommes lui demandent régulièrement conseil pour sauver leurs foyers ou conquérir des cœurs rebelles.

Contrairement à ce qu’on peut penser, les jeunes filles constituent une partie non négligeable de ses clientes. « Les adolescentes et les jeunes filles ont surtout besoin de se confier pour recevoir des conseils. De nos jours, les jeunes ont perdu tout repère concernant nos valeurs culturelles. Ainsi, par mes conseils, je les amène à prendre conscience de leur dignité de femme parce que cela est un gage important pour trouver un mari et mener une vie conjugale stable », reconnaît Hadja Bani Kébé.

Des motifs pertinents de consultation

Le manque de confiance ou de communication dans le foyer, l’incompréhension dans le couple, des problèmes sexuels sont, entre autres, les principales raisons qui amènent sa clientèle vers elle. « Je suis consultée non seulement pour les conseils, mais aussi pour l’achat de mes produits de beauté traditionnels à base de beurre de lait de vache et de karité. On m’achète aussi des perles assez originales confectionnées selon les goûts de chacune », indique l’expérimentée conseillère.

Pour cette femme généreuse, l’argent est secondaire dans son travail. Seule la satisfaction de ses clients et clientes compte réellement pour cette élégante dame sur qui les années ne semblent pas avoir d’effets éprouvants. « Le bien être de la famille n’a pas de valeur monétaire dans ma conception de la vie. Raison pour laquelle les frais de consultation sont à la portée de toutes les bourses. C’est chacun selon ses moyens. L’essentiel est que mes conseils ou mes produits parviennent à satisfaire celles ou ceux qui me font confiance », nous précise-t-elle.

« Le mariage ne se fait plus sur des bases saines et solides. L’environnement général expose le foyer à beaucoup de tensions auxquelles les jeunes couples ne peuvent résister sans conseils judicieux », souligne Mme Diakité pour expliquer la multiplication des divorces dans des pays comme le Mali. Pour elle, « une femme doit privilégier la confiance, la compréhension, la tolérance, le respect, la propreté, la communication, la cuisine et la disponibilité pour sauver son foyer ».

Sans oublier, selon elle, les innombrables canaux traditionnels de la beauté comme les perles en collier pour le cou, les perles pour la taille communément appelés « bayas », l’encens, les petits-pagnes, gongonmougou (une sorte de poudre d’encens), etc. Et grâce à ses conseils, les Maliennes reviennent aujourd’hui à ces atouts de la beauté féminine.

« Les femmes ont compris que c’est non seulement une partie intégrante de notre culture, mais aussi et surtout qu’ils sont très efficaces pour mettre leur beauté en relief, séduire son mari, son entourage et stabiliser son foyer. Sur ce plan, nous avons peu à envier aux autres femmes. Malheureusement, nous les délaissons en faveur d’autres qui ne peuvent pas réellement mettre en valeur la beauté africaine », souligne la conseillère ménagère.

Le mérite reconnu

Par cette noble activité, Mme Diakité contribue à consolider la paix à travers les ménages. Un mérite qui lui est aujourd’hui reconnu même en dehors de son pays. La Fondation du Dr. Sun Myung Moon, une association d’Eglise de la Corée du Nord, lui a récemment décerné son prix pour saluer ses efforts en faveur de la paix. « Cette fondation est d’avis que la stabilité du foyer est aussi un gage de la paix qu’elle cherche à promouvoir dans le monde », souligne celle qui a aussi été lauréate de nombreuses distinctions pour sa participation à des foires nationales et sous régionales.

Pour Mme Diakité Hadja Bani Kébé, « la femme joue un rôle extrêmement important dans la société, particulièrement dans l’équilibre du foyer. Par conséquent, elles ne doivent jamais accepter d’être des objets de plaisir sexuel. Elles doivent être attentionnées, tolérantes et se respecter pour qu’on les respecte ».

Respectable conseillère, elle ne cesse de démontrer ce rôle prépondérant de la femme dans la famille, dans la communauté et dans la société.

Aïssata Bâ

Contact de Mme Diakité :
Tel : (223) 694 73 13 / 224 89 17 / 671 60 09
E-mail : secret_de_la_femme@yahoo.fr
Site web :
http://www.musoyagundo.afrikart.net
http://banikebe.skynetblogs.be

22 janvier 2007.