Le Paludisme chez la future maman

Le paludisme encore appelé malaria ou fièvre des marrais constitue de nos jours un véritable problème de santé. Non diagnostiqué ou mal traité, il peut provoquer des complications surtout chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

– Qu’est ce que le paludisme ?
– Quels sont les agents pathogènes ?
– Quels sont les sujets à risque ?
– Quels sont les signes ?
– Particularité du paludisme chez la femme enceinte
– Comment prévenir ?
– Traitement

I Définition
Le paludisme est une maladie parasitaire endémique. Il est transmis par un moustique, l’anophèle femelle.
On estime à plus de deux milliards le nombre de sujets exposés et dans la seule Afrique, la mortalité a été évaluée à près d’un million par an.

II Les agents pathogènes
Le paludisme est causé par un hématozoaire du genre plasmodium. Il existe quatre (4) espèces de plasmodium (parasite responsable de la maladie) :
– Plasmodium falciparum
– Plasmodium malaria
– Plasmodium ovale
– Plasmodium vivax

III Les sujets à risque
Les sujets à risque sont :
– Les enfants de moins de 5 ans en zone d’endémie palustre ; les femmes enceintes ; les sujets récemment transplantés d’une région exempt de paludisme vers une zone d’endémie et les sujets âgés.

IV Les principaux symptômes du paludisme
1- La primo invasion :
Après une phase d’incubation de 7-21 jours, apparaît une fièvre progressivement croissante souvent associée à un malaise, maux de tête, douleurs abdominales et d’embarras gastriques.
Traitée, elle guérit en quelques jours, non traitée elle évolue vers les formes graves.
2- Les formes compliquées de paludisme :
Accès palustre à fièvre périodique caractérisée par trois stades :
+ Stade de frisson
+ Stade de chaleur
+ Stade de sueur
Accès pernicieux : Caractérisé par une fièvre associée à des troubles de la conscience (convulsion et /ou coma), trouble du tonus ou du psychisme.
Paludisme viscéral évolutif : Associe une anémie avec pâleur, fatigabilité, manque d’appétit parfois gène respiratoire, oedème des membres inférieurs et grosse rate.

V La particularité du paludisme chez la femme enceinte
La gravité du paludisme de la femme enceinte dépend de l’espèce plasmodial en cause et l’état immunitaire de la mère.
Chez les femmes peu ou non prémunies, en cas d’accès à plasmodium falciparum, le pronostique est réservé avec 10 à 15% d’évolution vers la perniciosité, une mortalité qui atteint alors 50% et des avortements.
La fièvre peut déclencher prématurément le travail.
Les nouveaux nés de mère impaludées sont souvent hypotrophes (petits poids naissance).

VI Prévention
Individuelle :
Pour les sujets immigrants dans une zone d’endémie palustre, les femmes enceintes.
Chez les enfants de moins de 5 ans la prophylaxie est remplacée par le traitement symptomatique.
Collective :
– Les moustiquaires imprégnés
– Les insecticides intra domiciliaires
– Lutte anti larvaire
– Vaccin anti paludéen

Traitement
Les formes simples sont traitées par les anti-paludéens de synthèse.
Les formes graves sont à hospitaliser.

Mme Issabré Aïssata Sidibé
Interne en pédiatrie