La Méningite

La méningococcie est une maladie infectieuse transmissible due au méningocoque. De transmission interhumaine, elle provoque le plus souvent une méningite. En 1805, la méningite est individualisée à Genève par le Suisse Vieusseux. Les zones tropicales, surtout en Afrique noire, sont souvent sujettes à de grandes épidémies de méningite en saison sèche avec l’arrivée de l’harmattan, un vent sec et chargé de poussière, fragilisant les muqueuses de l’appareil respiratoire.

Définition :
La méningite est une inflammation des membranes (méninges) qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière. Elle résulte le plus souvent d’une infection virale ou bactérienne
Dans 70 à 80 % des cas, les méningites sont d’origine virale. Elles sont généralement bénignes, le rétablissement étant le plus souvent spontané.
Dans 20 à 25 % des cas, les méningites sont d’origine bactérienne. Elles sont graves car l’évolution spontanée est pratiquement toujours mortelle. Cependant, elles réagissent bien aux antibiotiques si le diagnostic est suffisamment précoce.
Dans moins de 5 % des cas, les méningites infectieuses sont dues à des bactéries non pyogènes, à des parasites ou des processus néoplasiques.

Le méningocoque et son mode de transmission :
Découvert en 1884, le méningocoque est un microbe exclusivement humain dont la propagation est interhumaine, par transmission aérienne. La contamination se fait par inhalation au voisinage de tousseurs porteurs du microbe dans leur pharynx. Chez le nouvel hôte, le méningocoque s’installe au début en saprophyte silencieux et inoffensif du pharynx. Cependant, à l’occasion, chez certains sujets, sans raison connue, il peut devenir virulent et infecter les méninges enveloppant le cerveau et la moelle épinière.
Le "réveil" du microbe est favorisé par la saison sèche, nez et gorge étant irrités par le vent chaud et sec de l’Harmattan, chargé de poussières et de sable.

Symptômes :
La méningite se manifeste par de la fièvre, raideur de la nuque, léthargie, maux de tête, étourdissements, vomissements et une sensibilité anormale à la lumière vive, plus rarement, elle s’accompagne d’une éruption de taches rouges pourpre sur la majeure partie du corps.

Diagnostic clinique :
Inventée en 1890, la ponction lombaire, permet de prélever et d’étudier le liquide céphalo-rachidien (LCR) purulent et riche en microbes en cas de méningite, dont l’analyse (sa couleur, le nombre de cellules et le type de cellules retrouvées) déterminera l’origine de la méningite.
Ce geste est indispensable pour confirmer le diagnostic, il en est la clé.
Le diagnostic clinique est facilement évoqué devant un patient adulte présentant un syndrome méningé et devant toute manifestation neurologique associée à de la fièvre.
Quant aux nourrissons, le diagnostic clinique est plus difficile, car ils ne peuvent communiquer ce qu’ils ressentent, ils ne peuvent pas se plaindre de céphalées. Plus qu’une raideur de la nuque, on pourra rechercher dans ce cas une hypotonie axiale ainsi que le bombement de la fontanelle antérieure.
Si l’enfant a moins de 2 ans, la fontanelle sera légèrement bombée. Si vous pensez que votre enfant a une méningite ou s’il vient d’avoir les oreillons, faites-lui pencher la tête pour voir si sa nuque est raide ou douloureuse. Si l’enfant a moins de 2 ans, regardez, s’il lève les yeux au plafond sous l’effet d’une lumière vive. Palpez la fontanelle pour voir si elle est bombée.
De toute manière consultez immédiatement votre médecin si vous pensez que votre enfant a une méningite. Celui-ci fera hospitaliser l’enfant pour qu’on puisse pratiquer une ponction lombaire.

Traitement :
La méningite virale guérit toute seule, mais l’enfant recevra des médicaments analgésiques pour soulager les symptômes.

Traitement antibiotique
Il doit être débuté dès le diagnostic de méningite bactérienne posé. Si votre enfant souffre de méningite bactérienne, on lui donnera de fortes doses d’antibiotiques par voie intraveineuse.

Traitement prophylactique
Il s’applique à l’entourage proche du patient atteint de méningite à Neisseria meningitidis. Dès l’identification de l’origine méningococcique, une déclaration obligatoire de la maladie doit être adressée aux services départementaux, afin d’instaurer rapidement un traitement prophylactique à l’ensemble des sujets contactés. Si votre enfant est atteint de méningite, avertissez son école.

Sources :
www.cs-i.com/pediatrie/GPublic/meningite.htm
www.primadoctor.com/globalnewsmedia/0%5Cart44105.html
www.asnom.org/416.html#a

(25/05/2004)