Mariam Diarra dite Véra, commédienne

Elle est l’une des sublimes "Déesses" qui font rêver et conduire les hommes à toutes les folies dans le feuilleton "Dou" (la famille) de Boubacar Sidibé. Sa prestance dans ce rôle traduit toute l’ambition de cette frêle mais séduisante fille de se frayer une voie royale au cinéma. Mariam Diarra dite Vera- c’est elle notre Déesse- rêve de jouer dans la cour des stars comme son idole Julia Roberts.

Joviale, charmante, souriante et séduisante ! Vera est la parfaite incarnation des "Déesses" de Boubacar Sidibé (réalisateur de la série Dou, diffusée sur l’ORTM et certaines chaînes nationales de TV de la sous région). Un rôle vers lequel le pur hasard l’a conduit un jour. "Je devais faire un portrait du réalisateur pour Les Echos. A la fin de l’entretien, je lui fais savoir ma passion pour le cinéma et mon rêve de devenir une grande actrice. Il m’a alors dit qu’il allait commencer le tournage d’un feuilleton et m’a invité au casting", explique celle qui s’est vue par la suite confier le rôle de Sira. Vera est irréprochable dans son rôle. Et pourtant, dans la vie, elle est loin de ces briseuses de ménage. "Je conseille aux autres Déesses (noms que se donnent un club de filles dans la série) de ne pas trop s’attacher aux hommes, de se désintéresser de leurs comportements en les laissant avec leur conscience. Mais, en réalité, je ne peux pas accepter cela. Je suis de nature collante et jalouse. Je m’accorde un droit de regard sur la vie de mon copain", souligne la bonne graine de star. Ce n’est pas le moindre des paradoxes entre son rôle dans "Dou" et sa vie. "Dans le feuilleton, nous paraissons comme des jeunes filles frivoles attirées par l’argent et non pas l’amour. Mais, dans la vie, ma philosophie est : peu importe l’argent, l’essentiel est de me sentir aimer et respecter", avoue-t-elle. "J’adore être connue. Je veux que les gens me reconnaissent partout. Je crains l’anonymat...", confesse notre élégante actrice. On comprend alors aisément son choix pour le cinéma. Cette crainte est en train de s’apaiser. "Depuis la diffusion de Dou sur l’ORTM, je ne passe plus inaperçue. Les gens s’intéressent à moi", souligne la romantique starlette. Ce qui comble son envie "d’être toujours couverte de baisers et qu’on lui court après afin de se sentir au coeur de toutes les attentions et convoitises".

Une habituée des plateaux de tournage

La maîtrise du rôle dont Mariam fait montre dans l’oeuvre de Boubacar Sidibé n’est pas un fait du hasard. Elle n’est pas à son premier rôle au niveau du 7è art. Elle a déjà joué comme actrice principale dans "Morikè kolon" (1999) et "Kady" (2000). Deux courts métrages de Karamoko Sidibé. C’est aussi elle qui incarne Fati (personnage principal) dans "NST" (Notes sexuellement transmissibles) d’Abdramane Sissako. Dans ce film, il est question des notes complaisantes que les professeurs donnent aux jeunes filles en échange des faveurs sexuelles. Vera n’a pas eu de peine à camper son personnage parce qu’elle a vécu une situation semblable à celle de l’héroïne. "C’est comme si ce rôle avait été fait exprès pour moi parce qu’il colle à mes convictions et à ma vision des relations entre enseignants et élèves ou entre professeurs et étudiantes". Elle ajoute, "j’ai toujours été draguée par des professeurs. Mais, je n’ai jamais voulu en profiter. Je les ai éconduit de manière diplomatique pour ne pas les frustrer et m’exposer à leur vengeance".

La passion du journalisme

Issue d’une famille modeste, Vera a fait ses études secondaires (lettres) entre les lycées Ibrahima Ly et Bouillagui Fadiga de Bamako. Après le Bac, elle est orientée à la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines (FLASH). Mais, elle est plutôt attirée par le journalisme et s’incrit à l’IGLAM. Membre de la rédaction du magazine Grin Grin de la Coopérative Jamana, Mariam devait soutenir son mémoire en décembre 2004. Ce qui ne l’empêche pas de décrocher des rôles sur le petit écran. En plus du cinéma, elle se dit prête à être hôtesse, à jouer dans les spots publicitaires et à devenir mannequin. Second enfant d’une famille qui en compte cinq (dont trois filles), notre Déesse adorée ne se passionne pas uniquement pour le cinéma. Elle a un faible pour les enfants. "J’aime les enfants parce qu’ils sont sincères dans leurs relations. Je passe beaucoup de temps avec ceux de mon entourage. Cela me fait beaucoup de bien", souligne Mariam. Elle se dit aussi "très intime avec sa mère (Djénèba Traoré) qui est aussi ma confidente". Ambitieuse, la future journaliste rêve de marcher sur les traces de son idole, Julia Roberts, et de devenir une célébrité mondiale. Par contre, elle n’est pas prête à sacrifier son honneur et sa dignité pour y parvenir. "Je ne suis pas prête à accepter des rôles indécents", avertit-elle. Et cela ne se négocie pas parce que Vera est à cheval sur la morale.

VERA A COEUR OUVERT

Nom : DIARRA

Prénom : Mariam

Surnom : Vera

Date et lieu de naissance : 30 décembre 1980 à Macina (Ségou)

Rôle dans Dou : Déesse Sira

Passe-temps favori : Musique, lecture et cinéma

Qu’appreciez-vous le plus chez une personne : la fidélité et la franchise

Que détestez-vous le plus chez les gens : le mensonge

Votre principale qualité : la générosité

Votre défaut : paresseuse et très jalouse

Votre devise : Suivre son instinct, ne jamais baisser les bras

Votre rêve : devenir aussi célèbre et stable dans la vie conjugale que Julia Roberts, mon idole

Situation familiale : Célibataire sans enfant

Type d’homme désiré : Un homme qui me respecte et surtout qu’il soit fidèle. Sinon bye bye Mail : mariam_vera@yahoo.fr

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